Entourant la ville de Fontainebleau dans la Seine-et-Marne, la forêt de Fontainebleau couvre vingt cinq mille hectares dont la plus grande partie est administrée par l’État. Certaines parcelles font l’objet de mesures de protection spécifiques afin de préserver la faune et la flore ou de maintenir les sols. Il s’agit certainement de l’une des forêts les plus visitées avec plus de dix millions de visiteurs chaque année.
Les principales essences d’arbres sont le chêne et le pin sylvestre, qui se partagent 80 % du massif, ainsi que le hêtre. Des milliers d’espèces de végétaux sont représentés avec des fougères, des lichens, mousses et champignons. Beaucoup d’insectes y abondent, répartis en fonction du type et de l’âge des essences d’arbres. Les oiseaux, mammifères, amphibiens et mollusques sont aussi très bien représentés avec des centaines d’espèces répertoriées.
Le sol est majoritairement constitué de grès, une roche qui s’effrite en un sable très blanc et très fin, utilisé pour la verrerie dès 1640 jusqu’à aujourd’hui. On peut ainsi admirer les rochers de grès de Fontainebleau aux formes inattendues parfois sis sur une petite mer de sable blanc. Des parcours sont d’ailleurs proposés aux amateurs de varappe à travers les divers rochers de Fontainebleau.
Dès le 11e siècle, la forêt appartiendra au roi. Les règnes successifs vont donner lieu à de multiples réaménagements comme des tentatives de réimplantation de feuillus, introduction de pins sylvestres, drainages, sentiers, ainsi que la première réserve naturelle au monde avec la création de la réserve artistique d’un millier d’hectares en 1861. Les premières réserves naturelles telles qu’on les connaît aujourd’hui seront créées en 1953.
Les artistes ont largement contribué à faire connaître cette forêt. Jean-Baptiste Oudry a peint les chasses royales, Camille Corot fut l’un des premiers à choisir la forêt elle-même comme sujet de ses œuvres. Les peintres de l’école de Barbizon s’inspirèrent tout particulièrement de la forêt de Fontainebleau, ainsi que les impressionnistes. Les écrivains romantiques, Alfred de Musset, Georges Sand, Chateaubriand, pour ne citer que ceux-là, trouvèrent en ce lieu l’ambiance qu’ils recherchaient.